«The Rider», la Chinoise Chloé Zhao réinvente l’esthétique du western

Ce film a décroché le Grand Prix au dernier Festival du cinéma américain de Deauville. La réalisatrice chinoise Chloé Zhao, installée depuis dix ans à New York, signe ici son deuxième long métrage qui sort ce mercredi 28 mars en salles. Elle avait été révélée par un western amérindien en 2015 : « Les chansons que mes frères m’ont apprises ». Pour « The Rider », Chloé Zhao est repartie tourner dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud.

Brady Jandreau, un jeune cowboy de 20 ans, Sioux par sa mère, est victime d’un grave accident de rodéo. Projeté à terre, la tête piétinée, cette étoile montante dans sa discipline voit tous ses projets d’avenir fracassés. Il sort de l’hôpital avec une plaque de métal dans le crâne et l’interdiction de remonter à cheval.

Brady Jandreau joue son propre rôle dans ce film hybride entre fiction et documentaire. Chloé Zhao filme à la fois avec lyrisme et sobriété ces grands espaces du Midwest. Elle montre aussi la détresse d’un cowboy empêché de faire ce pour quoi il se sent destiné. D’autant que manifestement Brady Jandreau a un don avec les chevaux sauvages, il sait les dresser, les écouter, leur parler à l’oreille.

La réalisatrice née à Pékin réinvente l’esthétique du western. Ici point de cowboys virils et droits dans leurs santiags, mais des jeunes corps tatoués ou blessés. Et toujours l’envie de chevaucher sans entraves dans des paysages grandioses.

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