
En République démocratique du Congo (RDC), la Commission nationale devait annoncer ce jeudi la publication des résultats des législatives nationales, finalement, rien. Encore de l’incertitude au lendemain de la première alternance annoncée dans le pays avec Félix Tshisekedi proclamé président élu à la présidentielle devant un autre opposant, Martin Fayulu qui conteste déjà ces résultats. Même si ce n’est pas le candidat du pouvoir qui est désigné, les évêques du Congo ont dit que ce résultat n’était pas conforme aux observations de leur mission d’observation. De plus en plus de pays appellent au calme alors qu’il y a eu au moins douze morts hier, jeudi 10 janvier, suite à des manifestations de joie ou de protestation. Et ce vendredi matin encore, à Mbandaka, des manifestants ont été dispersés. Tout à l’heure, le Conseil de sécurité de l’ONU, jusqu’ici divisé, doit à nouveau se réunir pour trouver une position commune.
A Mbandaka, dans le fief de Jean-Pierre Bemba, l’un des soutiens de Martin Fayulu et de la coalition Lamuka, des centaines d’étudiants ont tenté de manifester, en brûlant des pneus pour protester contre ce qu’ils appellent une « fraude électorale ». Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes et tirs de sommation depuis ce matin. Plusieurs blessés signalés, des arrestations, dont le coordonnateur de Lamuka et plusieurs témoins qui devaient réclamer les procès-verbaux de compilation des résultats. « Nous nous attendons à la multiplication des incidents de ce genre », disait, hier, une source sécuritaire congolaise qui accusait Lamuka d’avoir distribué de l’argent pour créer des troubles.
De son côté, Martin Fayulu réunit ses partisans ce vendredi matin et doit leur expliquer sa stratégie. Dans son entourage, on dit qu’il devrait déposer un recours.
Quid des résultats des législatives nationales ?
Annoncée pour cette nuit, la proclamation des résultats des législatives n’a finalement pas eu lieu. Or, comme pour les résultats des provinciales déjà proclamés, on n’attendait pourtant pas ces résultats avant la prestation du nouveau président élu. « C’est bien parce que le FCC, la coalition au pouvoir, et Cach, la plateforme de Felix Tshisekedi, négocient un partage du pouvoir qu’il n’y a plus aucun effort pour conserver les apparences d’une élection », dit-on dans les rangs de la coalition Lamuka.
Il faut que Martin Fayulu soit fairplay et accepte sa défaite, ne cessaient de répéter de leur côté des représentants du FCC et de Cach. « Ils ont été balayés aux provinciales, ils le seront aux législatives », promettait-on même du côté de la coalition au pouvoir.
Mais les regards sont aujourd’hui aussi tournés vers New York. Invité par le Conseil de sécurité, le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, s’est excusé. Trop occupé, dit-on, par les opérations électorales. Le président de la Conférence épiscopale devait aussi briefer le Conseil, expliquer sa position. Mais hier, une source diplomatique disait craindre que l’annulation de la participation de la Céni entraîne un report de l’intervention de la Cenco. Un contretemps pour Lamuka qui espérait que les évêques révèlent le nom du « vrai vainqueur de la présidentielle ».
Rfi





![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-218x150.jpg)






