
Six jours après l’élection de Joe Biden, le président américain refuse toujours de concéder sa défaite. Donald Trump n’est apparu en public qu’une fois depuis samedi dernier, lors d’une cérémonie du 11-Novembre, et se tient loin de la presse, contrairement à son habitude. Mais le locataire de la Maison Blanche inonde Twitter de théories sur de supposées fraudes qui auraient entaché le scrutin.
Donald Trump a le soutien de certains élus du camp républicain au Congrès, même si la plupart s’en tiennent à un silence prudent. « Nous devrions reconnaître que l’ancien vice-président est le président élu », a déclaré Mike Dewine, le gouverneur républicain de l’Ohio. Mais rares sont les membres du camp présidentiel qui osent affirmer ainsi la défaite de Donald Trump. Les élus républicains continuent de faire bloc derrière le président et de dénoncer des fraudes sans en apporter la moindre preuve. Le chef de la majorité, Mitch McConnell, reconnaît le droit de contester en justice les élections. Même si, pour l’heure, les avocats du président sortant sont dans l’incapacité de fournir des preuves devant les tribunaux.
Une situation de blocage qui exaspère Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat. « Sénateurs républicains, cessez de nier la réalité. Cessez de répandre délibérément et imprudemment des doutes sur notre processus démocratique. Ce n’est rien d’autre qu’une crise de nerf des républicains, rien d’autre qu’une représentation politique pathétique pour un seul spectateur : le président Donald Trump. »
Les républicains « empoisonnent le puits de notre démocratie »
Cette situation empêche toute avancée sur l’adoption d’un plan d’aide dans le cadre de la pandémie de coronavirus qui frappe durement le pays, s’agace le sénateur démocrate. « Les élections ont suscité des divisions et un combat difficile. Mais au lieu de travailler à rassembler le pays pour combattre notre ennemi commun, le Covid-19, les républicains du Congrès répandent des théories conspirationnistes, nient la réalité et empoisonnent le puits de notre démocratie, pointe Chuck Schumer. Les républicains devraient cesser leurs manigances autour d’une élection que le président Trump a déjà perdue, concentrer leur attention sur le problème immédiat qui se pose : procurer de l’aide à un pays qui traverse une crise sanitaire et économique du fait du Covid. »
« Les élus républicains du Congrès sèment délibérément le doute sur nos élections, parce qu’ils ont peur de Donald Trump », tance Chuck Schumer.
Mais une fissure est apparue dans le mur républicain qui protège le locataire de la Maison Blanche. Cinq sénateurs du camp présidentiel ont estimé que Joe Biden devait avoir accès aux briefings de renseignement habituellement transmis au président élu. Parmi eux, Lindsey Graham, qui continue pourtant aussi d’évoquer des fraudes lors de ces élections.







![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-218x150.jpg)




