
La 71e édition du Festival de Cannes commence mardi 8 mai. C’est un évènement qui va se dérouler sous haute sécurité à cause des risques d’attentats. La police française a investi la ville française et les dispositifs sécuritaires sont visibles partout, sur terre comme sur mer.
Depuis l’attentat de juin 2015 dans la station balnéaire de Port El-Kantaoui près de Sousse, en Tunisie, le front de mer cannois fait désormais l’objet d’une surveillance accrue. Une dizaine de navires sont déployés au large de la ville sous l’autorité de la préfecture maritime. Côté terre: tout comme les grands évènements, type Euro de football, des tunnels à rayon X, des herses métalliques sont là pour sécuriser les fans zones et filtrer les festivaliers.
Et pour éviter que le scénario de l’attentat de Nice ne se reproduise, la Croisette a été totalement réaménagée avec des plots capables d’arrêter un semi-remorque lancé à vive allure ou encore plus de 300 jardinières en béton pesant chacune plus d’une tonne.
Tout a donc été mis en œuvre pour isoler l’hyper centre de Cannes.
Le Palais des festivals et ses célèbres marches ne seront accessibles qu’après plusieurs filtrages, comme une double peau. Mais la surveillance s’étant en réalité à toute l’agglomération cannoise : écoles, hôtels, cafés, tous les lieux susceptibles de devenir la cible des terroristes.
rfi
![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)










