
Selon « le Canard enchaîné », Emmanuel Macron envisagerait l’abandon pur et simple du projet de privatisation d’ADP face à la méfiance des Français. De quoi relancer l’espoir des élus de l’opposition qui se sont unis pour tenter d’organiser un référendum.
Un Emmanuel Macron qui doute, c’est une opposition qui se réjouit. Pour le député socialiste Boris Vallaud, l’initiative lancée par 248 députés et sénateurs de gauche et de droite commence à porter ses fruits.
400 000 signatures
« Si les intentions du gouvernement sont de renoncer sur la privatisation d’Aéroports de Paris et de finalement retrouver une forme de raison économique et stratégique, tant mieux. Pour ce qui nous concerne, nous continuons la procédure de récolte des soutiens au projet de référendum ».
Déjà près de 400 000 Français ont donné leur signature pour demander la tenue d’un référendum. Il en faudrait au total 4,7 millions au total. Mais ce n’est pas la peine, à en croire le député communiste Fabien Roussel. 1 million de signatures seraient suffisantes pour faire plier Emmanuel Macron.
« C’est lui qui a dit que dans le cadre de la réforme constitutionnelle, il serait possible d’obtenir un référendum à partir d’un million de signatures. Si ce chiffre est atteint, à ce moment-là le président de la République doit tenir sa parole ».
Niveau « symbolique »
Un député de La République en Marche qui a travaillé sur le dossier reconnaît qu’« il y a un niveau de signatures symbolique où il faudra se poser des questions ».
En attendant, les anti-privatisations d’ADP vont continuer leur combat. D’autres meetings rassemblant des élus de droite et de gauche sur la même scène sont prévus.


![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)









