Grogne et risques de contamination massive: les rassemblements devant les boulangeries posent problèmes

Face à la propagation du Coronavirus , des mesures drastiques ont été prises pour éviter d’en arriver à un (impossible) confinement qui pourrait irriter plus d’un, dans un Sénégal à population majoritairement à faibles, voire même très faibles revenus. Mais dans la riposte, une mesure pose réellement problème : les boulangeries et la vente du pain
A quelques heures de la rupture du jeûn, un constat amer a été large : les rassemblements impressionnants devant les boulangeries ,et fabriques de pain comme les « Brioches Dorées ». Au-delà de la grogne des consommateurs, un risque réel de contamination massive du COVID-19 pose problème face aux mesures prises pour contre ce fléau.
Pour casser la chaine peu rassurante allant de de la fabrique du pain à son arrivée aux lieux de vente, décision avait été prise d’interdire aux boutiquiers, qui sont souvent trois à quatre dans un même quartier, la vente du pain.
Avec le port du masque obligatoire d’abord pour le vendeur en gants, ensuite pour les consommateurs, une solution semblait être trouvée…
Pourtant hier, à quelques heures de la rupture du jeûn, une foule impressionnante pouvait être contastée partout dans la banlieue fortement touchée par la pandémie, devant les boulangeries et autres lieux de vente comme les ‘’Brioche Dorée’’.
Passer plus de deux heures à s’aligner pour pouvoir acheter quelques miches de pain, (cette denrée de première nécessité du Ramadan) a fait râler plus d’un parmi les acheteurs.
Mais au-delà de cette large colère, l’autre facteur à haut risque est ce rassemblement massif et impressionnant, même si majoritairement, pour ne pas dire tous, ils portaient des masques. Car même le respect recommandé de la distance d’un métre était impossible.
A cela s’ajoute une déception probable, car a expliqué un consommateur, bien avant cette journée, il a eu la désagréable surpris de s’entendre dire : « Mbourou yi déikh (le stock de pain est épuisé) !»
L’explication est que les boutiquiers des quartiers avient d’autres boulangeries qui les ravitaillent.
C’est pourquoi la conviction partagée est que l’Etat doit revenir cette mesure, au besoin même exiger des boutiquiers (qui avec la disparition des kisoques à pain étaient devenus les uniques revendeurs), des mesures strictes d’hygiène pour éviter es rassemblements à risques. De la boulanngerie en passant par chariots aussi..
Avec les boutiquiers, leur port des gants et en plus de celui du masque déjà imposé, accompagné de sanctions en cas de contrôle ou constat négatif des services d’hygiène, semble être largement partagé dans cette complainte des usagers.

leral