Israël: deux candidats pour tenter de former un gouvernement de coalition

Israël: deux candidats pour tenter de former un gouvernement de coalition

Les deux principaux adversaires de Benjamin Netanyahu ont demandé, mercredi 5 mai, au président israélien Reuven Rivlin de leur accorder le droit de tenter de former un gouvernement après l’échec des consultations entamées par le Premier ministre sortant.

Le Premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu, le reconnaît. À l’issue des 28 jours qui lui étaient impartis, il n’a pas réussi à mettre sur pied une coalition capable de recevoir le feu vert de la Knesset, le Parlement israélien.

Le président de l’État hébreu, Reuven Rivlin, fait donc une nouvelle tentative en recevant plusieurs des candidats. Après de nouvelles consultations, deux noms sont en lice, selon notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Naftali Bennett, le chef de file de Yemina, un parti de la droite nationaliste dont les députés sont que plus partagés à l’idée de former une alliance avec le centre gauche. Et le centriste Yaïr Lapid, le président de Yesh Atid soutenu par au moins 51 députés de l’hémicycle, allant de la gauche colombe à des formations nettement à droite. Mais ce n’est pas suffisant.

Quatre élections et toujours pas de majorité qui se dégage
Pour obtenir la majorité requise, les deux camps doivent obtenir le soutien de formations de gauche, du centre et de la droite, mais aussi au moins d’un parti arabe. En effet, les dernières élections, organisées le 23 mars dernier, n’ont pas non plus permis de dégager une majorité claire.

Une autre option est que le président Rivlin pourrait renvoyer les candidats dos à dos en demandant à la Knesset de trouver un autre député à même de mettre sur pied un nouveau gouvernement. La décision devrait tomber dans les heures qui viennent.

Si le nouveau Premier ministre désigné venait à échouer à former une coalition sous 28 jours, le président israélien pourrait demander au Parlement de s’accorder sur l’identité d’un nouveau chef de gouvernement dans un délai de trois semaines. En cas d’échec, un nouveau scrutin aura lieu.

rfi