
Comme l’a annoncé Igfm ces derniers jours, les projets pétrolier et gazier du Sénégal ont été sévèrement impactés par le Covid-19. Cela a même amené certaines compagnies pétrolières opérant dans le pays, dont Bp, à évoquer un «cas de force majeur». Ce qui pourrait impacter les délais de livraisons des premiers mètres cubes de gaz naturel et des premiers barils de pétrole brut. Conscient de ces risques, Petrosen est monté au créneau pour s’exprimer sur la situation.
«Un dialogue actif est engagé avec les contractants et les sous-traitants pour minimiser les retards potentiels susceptibles de survenir sur le démarrage de la production du gaz naturel issu du champ Grand Tortue Ahmeyin et le démarrage de la production du pétrole provenant du champ de Sangomar», a-t-il indiqué dans un communiqué de presse lu par Igfm.
Petrosen indique qu’elle et les compagnies pétrolières continuent les évaluations avec un suivi sur le terrain pour mieux adapter les projets pétrolier et gaziers en cours. Car la pandémie du covid-19 a occasionné l’effondrement du prix du baril de pétrole et le ralentissement des activités du secteur. Ce qui a eu un impact considérable sur l’ensemble des projets pétroliers dans le monde et sur les circuits de production et d’approvisionnement, explique-t-il.
Youssouf SANE
![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)











