
Le Bénin, pays plus réputé pour sa culture vaudou que pour son football. Plutôt que de doper les sportifs, on préfère doper le foot lui-même, grâce au vaudou. Cette histoire empêche les Sénégalais de penser football, pour le quart de finale opposant les Lions aux Écureuils. Et le football dans tout ça ?
S’il y a une chose qui inquiète les Sénégalais dans le prochain match des Lions face aux Écureuils, c’est le vaudou. Le Sénégal et le Bénin se rencontrent en quart de finale de cette Can, ce mercredi à 16h. La magie noire est le principal sujet des discussions, sur les réseaux sociaux, dans les grand’ places, entre jeunes ou même entre vieux, pour ce match de football d’une importance capitale pour ces deux nations. En Afrique, la sorcellerie d’avant-match est largement répandue, du moins largement connue, et tolérée. Pour les dirigeants des équipes, recruter de bons joueurs ne suffit pas. Savoir, par des conseils avisés, dénicher la perle rare de marabout ou de féticheur, est d’une importance majeure, dont dépendront en grande partie les succès de l’équipe. Le Bénin, un petit pays, 11 millions d’habitants, niché sur la côte ouest-africaine, reste réputé pour sa culture vaudou. Le Sénégal aussi, avec ses Saltigués et ses marabouts, n’en est pas moins connu.
Vaudou au Bénin égal Saltigué au Sénégal
Le vaudou en question est une religion originaire de l’ancien royaume du Dahomey (Afrique de l’Ouest). Parfois assimilée à des pratiques occultes éclatées en de multiples communautés, cette religion d’ordre cosmique issue des cultes animistes africains, est toujours largement répandue au Bénin et au Togo, comme dans le célèbre marché des féticheurs à Lomé. Dans la même nature, Les Saltigués sont des prêtres et prêtresses sérères qui président aux cérémonies religieuses et aux affaires du peuple, telles que la cérémonie du Xoy, l’évènement majeur du calendrier religieux sérère. Leur rôle était, et est toujours, de contribuer à la prospérité du pays. À ce titre, ils étaient chargés de prédire l’avenir des rois, les conditions météorologiques pour les besoins de l’agriculture et toute catastrophe naturelle ou politique qui pourrait s’abattre sur le pays. Ils étaient donc souvent consultés par les rois.
De nos jours ils sont pris d’assaut par les lutteurs pour les besoins de leurs combats et surtout par les ténors de la lutte sénégalaise. Au pays de Balla Gaye, Yekini ou encore Modou Lo, grand pays de lutte ou les acteurs peuvent percevoir 100 à 150 millions par combat et verser la moitié aux marabouts afin de prendre le dessus sur l’adversaire, doit-on avoir peur du vaudou ? Aussi, au Sud du Sénégal où les marabouts sont réputés être les meilleurs de l’Afrique de l’Ouest, Sadio Mané, la star sénégalaise, y a vu le jour. Mais, cela suffit-il à conclure que les stars ou les équipes africaines tiennent leur puissance du charlatanisme ? Autrement, les sélections africaines occuperaient la première place loin devant l’Europe ou l’Amérique. Que dire de l’Inde finalement ?
Pour les chiffres, le Sénégal prend le dessus sur le Bénin
Sur la partie du Golfe de Guinée allant du Nigeria à la Côte d’Ivoire, le Bénin est vu comme le petit poucet en matière de football. Longtemps considéré un cran en dessous en termes de football, le Bénin commence pourtant à faire parler de lui, petit à petit, brisant le mythe. Pour son premier match de l’actuelle Can, qui se déroule en Égypte, il a tenu en échec un des cadors d’Afrique de l’Ouest : le Ghana (2-2). Le Bénin, qui n’a jamais passé le premier tour de la Can, a tenu tête au Cameroun (0-0), quadruple vainqueur de la compétition et s’est aussi neutralisé avec la Guinée-Bissau sur un score blanc (0-0). Pourtant, le pays revient de loin. Le Bénin en est à sa 4e Coupe d’Afrique des nations. Il est sorti 3e du groupe F, avec 3 points pour 2 buts encaissés et 2 buts marqués. En 1/8ede finale, sur leur 4e match nul (1-1), les Écureuils n’ont eu aucune victoire sur le terrain. Le Sénégal, quant à lui, en est à sa 15e participation et s’est classé 19e sur le ranking de la Fifa. Pour cette édition, les Lions, 1ers en Afrique, logés dans le groupe C, sont sortis 2es avec une victoire sur la Tanzanie (2-0), une défaite face aux Fennecs (0-1) et un succès sur le Kenya (3-0). Avec 6 points pour 5 buts marqués et 1 encaissé, le Sénégal s’est retrouvé en huitième de finale pour prendre le dessus sur l’Ouganda sur la plus petite des marques, 1-0.
Odion Jude Ighalo et Sadio Mané co-meilleurs buteurs
Odion Jude Ighalo et Sadio Mané, avec 3 buts chacun, sont co-meilleurs buteurs du tournoi. Derrière, 12 joueurs dont l’attaquant béninois Michael Pote ont inscrit deux buts. L’ivoirien Franck Kessié, auteur de trois passes, garde la tête des passeurs. On retrouve aussi dans le lot de six joueurs ayant offert deux caviars, le milieu international béninois Cebio Soukou et le Sénégalais Lamine Gassama.
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![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)










