
(Dakar) – 84mille cas enregistrés en 9 mois, 2800 décès en 2018. Les chiffres font froid dans le dos, les enfants meurent à cause de ce tueur silencieux qu’est la pneumonie. Les bébés de 0 à 5 continuent à payer de leur vie la recrudescence de la pneumonie au Sénégal.
Selon Dr Aïssatou DIOP, chef de la division survie de l’enfant, la pneumonie tue chaque année au moins 3 mille enfants de moins de 5 ans dans notre pays. Soit 12 % de décès chez les petits. Ce qui fait que, selon Dr DIOP, cette infection respiratoire attire de plus en plus l’attention de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Selon la spécialiste, la maladie se manifeste au début chez l’enfant par une toux accompagnée d’un rhume. A ce stade, conseille-t-elle, on peut donner à l’enfant le miel et le citron. Mais, si cela persiste il faut immédiatement l’amener à l’hôpital. «La pneumonie est présente partout au Sénégal. Mais, il y a des régions plus vulnérables comme le nord et le sud-est du fait de déterminants liés au secteur de la santé. Mais aussi d’autres comme le manque de moyens, le recours tardif aux soins ou certaines pratiques traditionnelles qui causent des complications», indique-t-elle.
![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)










