SKA: un projet «astronomique» auquel Madagascar pourrait bientôt participer

SKA: un projet «astronomique» auquel Madagascar pourrait bientôt participer

Le projet «SKA», pour Square Kilometer Array, a été imaginé par un consortium scientifique international pour étudier des questions scientifiques essentielles allant de la naissance de l’Univers aux origines de la vie. Cela en créant le plus grand radiotélescope du monde, grâce à l’installation de milliers de radiotélescopes aux différents endroits du globe.

Sur l’île, un astrophysicien se bat pour intégrer l’aventure. Un réalisateur, touché par le projet et par ce qu’il pourrait apporter au pays, a décidé d’en faire un film, « les Mystères d’Arivonimamo » sorti en salles cette semaine.

À l’écran, devant l’immense antenne parabolique d’Arivonimamo, les trois protagonistes de ce documentaire-fiction. Deux collégiennes, passionnées d’astronomie, questionnent l’astrophysicien Charles Ratsifaritana sur le rôle que cette antenne pourrait jouer si la Grande île intégrait le projet SKA.

Derrière la caméra, se trouve le réalisateur et producteur malgache Franco Clerc. Il a travaillé bénévolement sur ce film : « C’était l’occasion rêvée de parler d’un sujet qui peut inspirer et intéresser la jeunesse malgache. Et puis j’ai eu un vrai coup de cœur pour l’initiative du professeur Charles, parce que ça permettrait à Madagascar d’intégrer un projet d’envergure mondiale sur le plan de l’astrophysique et la radioastronomie, avec toutes les opportunités que ça peut apporter à la jeunesse et aux scientifiques malgaches. Et si le film peut attirer suffisamment de gens et d’intérêt et pourquoi pas lever des financements qui permettraient à ce projet de se concrétiser, eh bien super ! »

Car pour lancer Madagascar dans l’aventure, « il manque en effet 80 000 dollars pour l’instant », explique le professeur Charles Ratsifaritana, coordonnateur national du projet.

Percer les mystères des « Dark Ages » de l’Univers
« L’antenne qui existe à Arivonimamo, c’est une antenne qui a été utilisée pour les télécommunications internationales. Et pour être transformée en radiotélescope, il faut faire des améliorations, des changements de moteur, il y a beaucoup de choses qu’il faut changer dedans. J’espère que l’État acceptera. C’est quelque chose qui est pour le pays, pour le développement du pays, l’éducation, la recherche, notre visibilité à l’international. Si on loupe ça, ce serait bien dommage ! Ça va être le plus grand radiotélescope du monde ! Des milliers de télescopes seront alignés dans un système qu’on appelle interférométrie. Et tous à l’unisson, sur un endroit précis, enregistreront un maximum de radiations, sources d’informations », ajoute-t-il.

Avec ce système de radiotélescopes, les scientifiques espèrent percer les mystères des « Dark Ages » : les « âges sombres » de l’univers, ou vérifier si la théorie d’Albert Einstein sur la relativité générale est toujours valable dans des conditions très extrêmes.

« On va découvrir des choses. Des choses qu’on ne sait pas et des choses qu’on ne sait même pas qu’on ne sait pas », ajoute malicieusement le professeur.

Le radiotélescope malgache pourrait également, selon le professeur, transmettre de nombreuses informations utiles à la surveillance des côtes et du territoire, à l’agriculture ou encore à la gestion de l’évolution du changement climatique.

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