Syrie: des accrochages meurtriers fragilisent la trêve sur le front nord-ouest

Les accrochages meurtriers se multiplient entre l’armée syrienne et les rebelles au nord-ouest de la Syrie, où une trêve imposée par la Russie et la Turquie est de plus en plus fragilisée. Deux militaires syriens ont été tués et sept autres blessés mardi 20 novembre.

Avec notre correspondant à Beyrouth,Paul Khalifeh

Les duels d’artillerie et les escarmouches mettent à mal la trêve observée depuis le 17 septembre sur les fronts du nord-ouest de la Syrie, à l’initiative de la Russie et de la Turquie. L’armée gouvernementale et les jihadistes s’affrontent presque tous les jours à coups de duels d’artillerie ou d’assauts localisés mais meurtriers.

Mardi 20 novembre, deux soldats syriens ont été tués et sept autres blessés lorsque des obus tirés par des rebelles et des jihadistes ont touché leurs positions à l’ouest de la ville d’Alep.

Depuis début novembre, des dizaines de rebelles, de jihadistes et de soldats gouvernementaux ont été tués dans des accrochages sur les différents fronts du nord-ouest, qui s’étendent sur quatre provinces, Idleb, Alep, Lattaquié et Hama.

Une offensive en préparation ?

Moscou et Damas expriment de plus en plus leur mécontentement et accusent jihadistes et rebelles de violer la trêve conclue le 17 septembre à Sotchi, entre les présidents russe, Vladimir Poutine, et turc, Recep Tayyep Erdogan.

Ces mises en garde s’accompagnent de préparatifs militaires côté gouvernemental. L’armée syrienne a acheminé d’importants renforts, notamment à l’ouest d’Alep et à Idleb.

La concentration de troupes laisse penser qu’une offensive serait en préparation dans le secteur de l’aéroport militaire d’Abou Zouhour, à l’est de la province d’Idleb.

rfi