
Des dizaines de colis et des centaines de cartons et boites contenant divers types de médicaments ont été saisis par la Brigade mobile des Douanes Nº 2 (subdivision des Douanes de Dakar-Extérieur, région douanière de l’Ouest).
L’opération visant à boucler les réseaux de receleurs et commanditaires de ce trafic criminel s’est déroulée les mardi 24 et mercredi 25 mai 2022 entre les zones maritimes de Thiaroye-Guédj et le quartier Thiaroye-Gare.
Le coup de filet a d’abord permis aux agents des Douanes d’intercepter un véhicule « taxi bagages » bourré de colis suspects le mardi 24 mai 2022 vers 4 heure du matin à Thiaroye-Guédj et d’appréhender deux individus dont un qui s’est présenté comme étant le propriétaire de la cargaison. Le contrôle des colis a permis de découvrir qu’il s’agit de grosses quantités de médicaments dont le conditionnement et l’humidité ne laissent aucun doute sur le fait que la marchandise a d’abord été transportée par voie maritime.
L’interrogatoire des deux prévenus et les enquêtes menées par la suite ont permis la localisation du dépôt de destination de ladite marchandise aux environs du marché de Thiaroye dans un endroit communément appelé Parc-Rénn. Les agents qui se sont déportés sur les lieux ont constaté, en présence du propriétaire, l’existence d’un stock de plusieurs cartons, sacs et autres contenants de médicaments.
L’ecor de la totalité de la marchandise saisie (à bord du véhicule et dans le dépôt) et l’évaluation menée conjointement par des représentants de la Direction de la Pharmacie et du Médicament, de l’Ordre des pharmaciens du Sénégal ainsi que du Syndicat des pharmaciens privés font état de divers types de faux médicaments composés d’antalgiques, d’antiacides, d’anti-inflammatoire, d’anti-diarrhéiques, de multivitaminés, d’antibiotiques, d’injectables, d’antipaludéens, d’antimycosiques, d’antianémiques, d’aphrodisiaques et des dispositifs médicaux, d’une contrevaleur estimée à 1 150 000 000 de francs Cfa. L’enquête suit son cours.

![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)










