
Une femme qui allaite au cours d’un sabar, des pas de danse vulgaires, des cuissardes comme habits et des expressions qui choquent. La mafia Touss Tassar fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une groupe de danses initié par trois jeunes filles, Marème Naar, Mya et Adama. Toutes issues de la banlieue. Elles se sont révélées suite à une vidéo devenue virale où on les y voit effectuer une chorégraphie désormais appelée « Touss Tassar ». Elles allient les pas de danse des lutteurs, communément appelés « baak », ceux des faux lions et des génuflexions.
Origine de Touss Tassar
Selon celle qui se fait appeler la patronne de « Touss Tassar », Marème Naar « tout est parti de notre amour pour la danse et les sabar, c’est ma passion et mes amies et moi passons le plus clair de notre temps à la recherche de séances de tam-tam pour y prester ».
Quant à l’appellation « Touss Tassar », Marème explique qu’il s’agissait « du nom d’un groupe whatsapp que j’ai créé ». Elle ajoute: « alors lorsque nous sommes allés au sabar qui nous a fait connaître, les organisateurs de l’événement nous ont demandé le nom de notre groupe de danse et nous avons répondu Touss Tassar ».
« Le buzz nous a surpris »…
Les jeunes filles révèlent aussi qu’elles ne s’attendaient pas à un tel buzz. D’autant plus qu’elles ont reçu beaucoup de critiques aussi bien sur leur accoutrement, sur leurs expressions que sur leurs danses. « Nous voulions juste nous amuser, comme on le dit « Yolé yolé » qui signifie mettre de l’ambiance, animer, mais nous n’avions aucune mauvaise intention en exécutant les pas de danse Touss Tassar avec la complicité du célèbre batteur Djiby », informent-elles.
A la question de savoir si cette danse, un tantinet érotique, a une quelconque signification, « la mafia » répond « non ». Mya, Adama et Marème font savoir au micro de l’animatrice Diamy Gueye avoir « juste trouvé que cette danse est jolie ».
Aujourd’hui, les filles qui rappellent le buzz de celles du « wooyaye challenge », devenues célèbres grâce à une vidéo virale où elles dansaient sur une musique de Thiate Seck, procèdent à des recrutements. Ce, pour élargir « la mafia ». Elles promettent également de changer leur accoutrement et prévoient de se professionnaliser.
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![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-218x150.jpg)





