Etats-Unis: les conséquences du «shutdown» à l’ONU

Les Etats-Unis pourraient connaître dès vendredi soir le « shutdown », ou paralysie des institutions fédérales, le plus long de l’histoire américaine. Le dernier avait duré 21 jours sous l’administration Clinton, c’était en 1995. Donald Trump a fait savoir qu’il annulait un déplacement au Forum de Davos, qui a pourtant lieu dans 11 jours, du fait du « shutdown ». 800 000 fonctionnaires sont pour l’instant mis au repos forcé, avec des conséquences directes, notamment au siège de Nations unies à New York.

Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

Le siège de la mission américaine à l’ONU reste ouvert, mais les experts qui y travaillent n’ont pas le droit de répondre aux e-mails. Certains sont même priés de rester chez eux. Le compte Twitter de la mission est resté silencieux depuis le 22 décembre, date du début du « shutdown ».

« Les Américains sont aux abonnés absents », résume une source diplomatique qui assure que le téléphone sonne dans le vide depuis trois semaines.

Pas question pour autant de laisser la chaise vide au Conseil de sécurité. L’ambassadeur adjoint américain fait acte de présence, mais avec une équipe réduite autour de lui.

Les conséquences pourraient néanmoins commencer à se faire sentir très vite. La nouvelle ambassadrice à l’ONU Heather Nauert, ancienne journaliste de Fox News, devait encore être confirmée à son poste par le Sénat. Son arrivée à New York est pour l’instant repoussée sine die.

Plus graves, les premières négociations diplomatiques doivent intervenir dès la semaine prochaine. Le Conseil de sécurité doit approuver l’envoi d’une mission d’observation du cessez-le-feu au Yémen. Là encore, ce vote critique pour la survie de la trêve pourrait être retardé faute de directive de Washington.

 

Rfi

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