
Il était prévu que la loi de Finances 2020 soit exécutée en mode budget programme. Mais finalement, avec la covid-19, la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses a été interrompue. Mais, l’Etat va revenir à la charge en 2021.
Le gouvernement veut mettre en œuvre cette réforme dans l’exécution de la loi de finance de 2021. Dès le 1er janvier prochain, l’ensemble des ministres seront les ordonnateurs principaux des crédits, des emplois et des matières de leurs départements.
Cela signifie que ce sont les ministres qui vont désormais engager, liquider et mandater les dépenses de leur département. Des prérogatives que seul le Ministre chargé des Finances détenait.
Mais, cette plus grande liberté donnée aux ministres peut comporter des risques. Notamment de dérapages ou autres dépassements budgétaires. Et pour parer à toutes éventualités, l’Etat, à travers le ministère des Finances, a décidé d’«un encadrement strict des procédures», a appris iGfm.
Ainsi, il sera institué un plafond pour l’ensemble des dépenses sur les crédits transférés par l’Etat aux entités autonomes publiques, aux institutions de la République et aux services non personnalisés de l’administration publique. Et ces plafonds visent à garantir le respect par les entités bénéficiaires des considérations de politiques publiques ayant présidé à leur allocation.


![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)

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