
La brigade maritime de Mbour a achevé son opération ‘’blocage du littoral’’ avec des saisies record. En effet, l’opération de sécurisation du territoire douanier a permis aux Unités fluvio maritimes d’effectuer d’importantes saisies.
Ce sont d’abord les agents de la Brigade maritime de Mbour qui ont intercepté un véhicule suspect de type Renault Master sur la plage de Mballing le jeudi 03 juin vers 22h 30. À première vue, ledit véhicule transportait du foin. Mais le foin était en réalité un moyen de cache. En effet, une importante quantité de faux médicaments avait été dissimulée sous les sacs de foin. Il s’agit au total de 2000 boites de divers médicaments. L’arrestation du chauffeur et une enquête approfondie ont permis de démanteler un réseau de trafic de médicaments dont les cerveaux étaient basés à Thiaroye.
Une opération de livraison surveillée au marché de Thiaroye a été organisée par la Brigade maritime de Mbour le vendredi 04 juin avec l’appui des éléments de la Brigade maritime des Douanes de Rufisque et ceux de la Brigade Haute mer sous la coordination du Chef de la Subdivision maritime.
C’est ainsi que les douaniers ont procédé à l’arrestation du destinataire et ont pu découvrir une grosse quantité de médicaments dans une maison délabrée située aux environs du marché de Thiaroye.
Cette double opération a permis à la Douane de mettre la main sur 4,5 tonnes de faux médicaments. L’ecor et l’évaluation des produits saisis ont été effectués en collaboration avec des pharmaciens agréés. Il s’agit principalement : d’antibiotiques ; d’anti-inflammatoires, d’orexigènes fortifiants, d’antiparasitaires, d’anti-rhumes, d’antalgiques, d’antiallergiques, d’aphrodisiaques, de sérums antitétaniques et de solutés pour une valeur totale de 518 317 816 francs CFA. Deux individus sont à ce jour appréhendés et l’enquête suit son cours.
Cette importante saisie de médicament fait suite à celle effectuée à Keur-Ayip dont la valeur dépassait un milliard et demi de francs CFA. Il faut rappeler que dans la même veine, la Subdivision des Douanes du Port de Dakar a récemment déjoué une tentative de déversement sur le territoire national de plus de 580 tonnes de déchets plastiques convoyées par un navire étranger.
L’Administration des Douanes réaffirme sa détermination à combattre la Criminalité transfrontalière organisée appelle les populations à plus de collaboration.

![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)










