
Vingt-cinq ans après le début de la saga au cinéma, la magie Harry Potter semble n’avoir rien perdu de sa force. Les 5 et 6 septembre, le Centre Événementiel de Courbevoie s’est transformé en point de rendez-vous pour des fans venus de France et de l’étranger. Face à eux, neuf acteurs de la saga, parmi lesquels Rupert Grint et Ralph Fiennes. Mais derrière les autographes et les photos, Enter The Magical World 4 aura surtout été le théâtre d’une réunion entre plusieurs générations qui ont grandi avec le même univers.

Il suffisait de franchir les portes du Centre Événementiel de Courbevoie pour comprendre que, ce week-end-là, Harry Potter était bien plus qu’une série de huit films.
Des robes de sorciers dans les couloirs, des baguettes à la main, des objets de collection soigneusement transportés pour recevoir une signature et, parfois, des larmes quelques secondes après une rencontre attendue depuis des années.
Les 5 et 6 septembre 2026, Dream It Conventions organisait la quatrième édition d’Enter The Magical World, entièrement consacrée à l’univers Harry Potter. Et pour l’occasion, l’organisateur avait réuni un casting particulièrement important.
Ralph Fiennes, l’inoubliable interprète de Lord Voldemort, était présent aux côtés de Rupert Grint, Ron Weasley dans les huit films. Matthew Lewis, alias Neville Londubat, James et Oliver Phelps, les jumeaux Fred et George Weasley, Mark Williams, qui incarnait leur père Arthur Weasley, mais aussi Christian Coulson, le jeune Tom Jedusor de Harry Potter et la Chambre des secrets, Adrian Rawlins, interprète de James Potter, et Robbie Jarvis, qui prêtait ses traits au jeune James Potter dans Harry Potter et l’Ordre du Phénix, complétaient cette réunion.
Des fans venus bien au-delà des frontières françaises
Dès le samedi, l’affluence était considérable.
Les files d’attente se succèdent devant les espaces réservés aux acteurs et les couloirs sont parfois difficiles à traverser. Français, Britanniques, Espagnols, Allemands mais également Américains se retrouvent au même endroit avec un objectif commun : rencontrer, parfois pour seulement quelques instants, l’un des visages ayant accompagné leur enfance.
Le dimanche offre un visage différent de la convention. Moins fréquentée, cette deuxième journée permet de circuler plus facilement et donne parfois aux rencontres une atmosphère presque plus intimiste.
Car le véritable intérêt de ce type de convention ne réside pas uniquement dans la possibilité d’obtenir une photographie ou un autographe. Pendant deux jours, les visiteurs peuvent participer à des panels de questions-réponses, des quiz et différentes activités, parcourir les stands de produits dérivés ou encore découvrir des animations autour de l’univers de la saga.
Une tatoueuse propose notamment des créations inspirées de Harry Potter, tandis que les cosplays se multiplient dans les allées. Des séances photographiques thématiques viennent également compléter le programme.
Surtout, différents formats permettent d’approcher les comédiens : photoshoots, autographes, meetings en petits groupes ou encore rencontres individuelles.
Des acteurs loin d’être inaccessibles
C’est peut-être l’un des éléments qui aura le plus marqué les participants : malgré leur statut, les acteurs présents donnent rarement l’impression d’être inaccessibles.
Rupert Grint, particulièrement attendu, apparaît simple et disponible avec les fans. Même engouement autour de Ralph Fiennes, dont la présence constituait nécessairement l’un des événements majeurs du week-end.
Mais les rencontres avec les autres membres du casting réservent également leur lot de surprises.
Lors d’un meeting avec Mark Williams, seules deux participantes se retrouvent ainsi face à l’acteur. La rencontre prend rapidement la forme d’une véritable conversation. L’interprète d’Arthur Weasley ne se contente pas de répondre aux questions : il en pose à son tour, échange, raconte quelques anecdotes et découvre même qu’une participante porte le même prénom que sa mère.
Une anecdote anodine en apparence, mais qui résume assez bien ce que recherchent de nombreux visiteurs dans ce genre d’événement : pendant quelques minutes, ne plus avoir face à soi uniquement « l’acteur de Harry Potter », mais une personne avec laquelle il est possible d’échanger.
Les meetings ont également été l’occasion d’entendre des histoires et souvenirs de tournage moins connus du grand public.
Et c’est précisément cette proximité qui revient régulièrement dans les impressions recueillies à l’issue du week-end. Les comédiens semblent heureux d’être présents et de retrouver un public qui, pour une large partie, continue de suivre leur parcours près de vingt-cinq ans après le premier film.

Vingt-cinq ans plus tard, les enfants de 2001 ont grandi
Car quelque chose a changé depuis la sortie de Harry Potter à l’école des sorciers en 2001.
Les enfants qui découvraient alors Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson sur grand écran sont aujourd’hui adultes.
Certains sont même devenus parents.
Dans les allées de Courbevoie, plusieurs générations se côtoient ainsi naturellement. Des adultes venus retrouver un morceau de leur enfance accompagnent désormais leurs propres enfants, à qui ils ont transmis les livres, les films et parfois leur maison de Poudlard.
La collection d’objets apportés pour être dédicacés raconte elle aussi cette histoire.
Les traditionnels livres, photographies et baguettes côtoient des pièces parfois beaucoup plus impressionnantes : un Nimbus 2001, un Éclair de Feu ou encore une reproduction de la Ford Anglia des Weasley.
À quelques mètres de là, d’autres visiteurs ont simplement revêtu leur robe de sorcier.
Personne ne semble vraiment trouver cela étrange.
Et c’est probablement là que réside une partie de la réussite d’Enter The Magical World.
Pendant deux jours, personne n’a besoin de se justifier d’aimer Harry Potter
Une convention Harry Potter pourrait facilement se résumer à une succession de files d’attente, d’autographes et de photographies.
Ce serait passer à côté de l’essentiel.
Dans les couloirs du Centre Événementiel, les discussions commencent parfois simplement parce que deux inconnus attendent le même acteur. On compare les objets à faire signer, on échange sur les films, on montre une photographie obtenue quelques minutes auparavant. Des personnes qui ne se connaissaient pas au début de la journée se retrouvent à partager une émotion commune quelques heures plus tard.
Linda, Margot, Charlotte et de nombreux autres participants rencontrés durant le week-end repartent avec le même sentiment général : celui d’avoir vécu un événement qu’ils ne sont pas près d’oublier. Vingt-quatre heures après la fermeture des portes, certains expliquent encore avoir « des étoiles plein les yeux » et espèrent déjà l’annonce d’une cinquième édition.
Des larmes, il y en aura d’ailleurs beaucoup pendant ces deux jours.
Des larmes de joie principalement.
Celles d’une personne qui vient enfin de rencontrer un acteur qu’elle regarde à l’écran depuis son enfance. Celles d’un fan qui tient désormais entre ses mains un objet qu’il conserve depuis des années, cette fois signé. Ou simplement celles provoquées par la réalisation soudaine d’un rêve que l’on pensait inaccessible.
Une organisation confrontée à une affluence considérable
Organiser la venue simultanée de neuf acteurs d’une franchise de cette ampleur représente nécessairement un défi logistique.
Le samedi, la très forte fréquentation entraîne d’importantes files d’attente et quelques difficultés ponctuelles. Des décalages horaires surviennent également au cours du week-end, notamment autour des activités avec les acteurs.
Pour autant, ces difficultés n’auront pas semblé prendre le dessus sur l’événement.
La gestion générale des files a permis de maintenir les différentes activités et la communication du personnel s’est montrée efficace face aux changements inhérents à ce type de manifestation.
Un point mérite particulièrement d’être souligné : l’accueil réservé aux personnes à mobilité réduite.
Sur place, les membres de l’organisation et du personnel se montrent attentifs, proposent spontanément des chaises lorsque l’attente se prolonge et vérifient régulièrement que les personnes concernées disposent de ce dont elles ont besoin. Une prise en charge qui permet aux visiteurs concernés de profiter de l’événement malgré l’importante affluence du samedi.
Le dimanche, avec un public moins nombreux, la circulation devient beaucoup plus fluide et l’ambiance encore plus détendue.
Plus qu’une convention, des retrouvailles
Difficile finalement de comprendre le succès d’un tel événement en ne regardant que son programme.
Harry Potter occupe une place particulière dans la culture populaire parce que son public a grandi en même temps que ses personnages.
Pour une partie des visiteurs présents à Courbevoie, rencontrer Rupert Grint ne signifie donc pas uniquement rencontrer un acteur britannique. C’est se retrouver, l’espace de quelques secondes, devant le visage de Ron Weasley, découvert enfant sur un écran de cinéma.
Rencontrer Ralph Fiennes, Mark Williams, Matthew Lewis, les frères Phelps, Christian Coulson, Adrian Rawlins ou Robbie Jarvis fait ressurgir des scènes, des souvenirs et parfois une période entière d’une vie.
C’est aussi ce qui explique cette atmosphère presque familiale observée pendant le week-end.
Ici, personne n’a besoin d’expliquer pourquoi une baguette possède une valeur sentimentale. Personne ne juge l’adulte venu habillé aux couleurs de Gryffondor, Serpentard, Poufsouffle ou Serdaigle. Et personne ne semble surpris de voir quelqu’un ressortir d’une rencontre les yeux rougis par l’émotion.
Pendant deux jours, tous parlent simplement le même langage.
Celui d’une génération, désormais rejointe par la suivante, qui n’a jamais vraiment quitté Poudlard.
La magie est-elle toujours là ?
Vingt-cinq ans après la sortie du premier film, la question pouvait se poser.
À Courbevoie, la réponse semblait pourtant assez évidente.
Elle était dans les files d’attente interminables du samedi, dans les costumes, dans les objets transportés parfois sur des centaines ou des milliers de kilomètres. Elle était dans les conversations entre inconnus, dans les rires provoqués par une anecdote racontée pendant un meeting et dans les larmes après quelques secondes passées aux côtés d’un acteur.
Elle était aussi dans cette étrange impression, partagée par beaucoup à la fin du dimanche, que le week-end était passé beaucoup trop vite.
Exceptionnel, magique et inoubliable.
Trois mots qui reviennent naturellement pour résumer cette quatrième édition.
Reste désormais une question que beaucoup de participants se posent déjà : y aura-t-il un Enter The Magical World 5 ?
À peine les portes de cette quatrième édition refermées, certains semblent en tout cas déjà prêts à reprendre leur billet pour Poudlard.
Jade Cointe Lenormand













J’étais présente ce dimanche et il est vrai que l’affluence était moindre c’était agréable. Belle ambiance, une chance incroyable de rencontrer Ralph Fiennes, un plaisir de revoir Matthew et Christian. Le reste que des coups de cœur. Mark Williams et les jumeaux sont d’une telle gentillesse. Je me suis retrouvée en tête à tête avec Mark c’était comme vous l’avez décrit. Une vraie conversation, j’adore. J’avais eu le même échange avec Matthew l’année dernière, pareil. Enfin bref un dimanche inoubliable j’ai encore des étoiles dans les yeux