
Adji Sarr-Sonko, la restitution d’une confrontation chez le Doyen des juges à deux vitesses. Les avocats des deux parties apprécient diversement le waxtaanou bir nèk. Par contre, l’un des protagonistes, Ousmane Sonko, dans sa déclaration-live sur les réseaux sociaux, mardi soir, est allé dans le fond, faisant focus, entre autres, sur la détresse de son accusatrice, Adji Sarr, dont les parents, dit-il, ont l’obligation de la récupérer illico presto avant qu’il ne soit trop tard.
Pour le leader du parti Pastef-Les Patriotes, cette confrontation ne devait pas avoir lieu au regard de la nature du dossier vide. Un dossier qui n’enregistre même pas les auditions de certaines personnes citées.
Selon l’opposant farouche au régime de Macky Sall, l’effet escompté, l’humiliation, n’a pas eu lieu. Il était en face d’une femme correcte et respectueuse.
Par contre, Ousmane Sonko martèle que Adji a été mise dans un gouffre. En la regardant, avance t-il, elle n’était plus d’elle même, elle subit pressions et menaces. Donc, ses parents doivent la récupérer. On ne doit pas laisser sa fille avec ses bourreaux-politiciens et autres personnes écervelées qui la manipulent à tout-va.
Aussi a-t-il appelé les associations qui défendent les droits des femmes à lui porter secours, car cette dame est sacrifiée. Aujourd’hui, elle a besoin d’aide pour s’extirper des griffes de ses geôliers.


![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)









