
L’annonce surprise de John Bercow, le président de la Chambre des communes, domine les Unes des quotidiens britanniques ce mardi 19 mars, après sa décision d’exclure un troisième vote sur l’accord de retrait de l’Union européenne.
Avec notre correspondante à Londres,Muriel Delcroix
Une grande partie de la presse accuse John Bercow d’avoir provoqué une crise constitutionnelle. Le Daily Express le rebaptise « Le pourfendeur du Brexit » et s’étrangle de rage face à un président de la Chambre des communes « narquois » qui pourrait obliger Londres à implorer Bruxelles de lui accorder un report pouvant « durer des mois ».
La Daily Mail n’est pas tendre non plus avec John Bercow, le traitant de « moulin à parole despotique » quand le Times le traite de« vandale surexcité » accusé par le gouvernement de « saboter le Brexit » et l’accord de divorce de Theresa May. De leur côté, le Telegraph et le Guardian sont pour une fois d’accord et parlent de « chaos constitutionnel » qui va contraindre Theresa May à demander aux Européens une longue extension.
Theresa May en quête d’une alternative
En attendant, la Première ministre s’est enfermée avec ses conseillers pour trouver une parade à cette décision. Une des options considérées, selon un ministre, serait de laisser les députés décider d’ignorer ou non la convention vieille de 400 ans invoquée par John Bercow, et s’ils votent dans ce sens de leur soumettre comme prévu l’accord de retrait une troisième fois la semaine prochaine.
La Première ministre n’arrivait pas de toute façon jusque-là à rassembler une majorité en faveur de son accord de divorce. Elle pourrait donc se rendre au sommet européen de Bruxelles jeudi et vendredi pour demander une extension au Brexit dont la durée dépendrait de l’approbation de son accord au Parlement.
Rfi

![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)









