
L’affaire dite des 94 milliards est décidemment riche en rebondissements. Après la sortie très virulente du collectif des petits-fils de Serigne Touba qui réclame l’arrestation de Sonko, des guides religieux de Tivaoaune, de Ndiassane et de Pire organisent ce vendredi une cérémonie de prières pour conjurer le « mal Sonko ». Ils ont mobilisé, à cet effet, au total 70 « Daaras » pour la séance de récitals du Saint Coran.
L’affaire des 94 milliards a pris une autre tournure depuis la restitution du rapport d’enquête parlementaire et l’entrée en jeu du Procureur. Le leader de Pastef est de plus en plus isolé Il est seul.» L’on ne sent pas le soutien de l’opposition à Ousmane Sonko. Acculé par le pouvoir, des dignitaires religieux s’en mêlent. Le leader du Pastef s’attire les foudres des chefs religieux qui réclament par ailleurs sa tête.
En effet, la sortie très virulente du collectif des petits-fils de Serigne Touba qui réclame son arrestation n’était que le début du combat. Les choses se corsent de plus en plus autour lui. Des guides religieux de Tivaoaune, de Ndiassane et de Pire ne sont pas en reste. Ils ont saisi la balle au rebond et sont déterminés à, disent-ils, mettre fin aux dérives de Sonko.
Lors de leur rencontre organisée ce jeudi à Tivaoaune, les marabouts, par la voix de Serigne Ousmane Cissé, porte-parole du jour, déclarent avoir réuni au total 70 « Daaras » pour prier au bon Dieu de conjurer le mauvais sort que constitue Ousmane Sonko. «Demain, (Ndrl : aujourd’hui) après la prière du vendredi, nous allons tous nous retrouver à nouveau, non seulement pour des récitals du Saint Coran mais aussi pour effectuer des prières. Et Sonko, il sera anéanti», prédisent-ils. Une déclaration qui risque d’être fatale à Sonko car, visiblement, ces guides religieux ne comptent pas abandonner leur combat sitôt.
Ces marabouts estiment que le leader du Pastef n’est qu’un «calomniateur» qui essaie toujours de ternir l’honorabilité des autres pour se faire un nom. «Tahirou Sarr que nous connaissons très bien et qui répond toujours présent à nos appels n’est égal en rien à Ousmane Sonko. Nous ne saurions jamais rester indifférents face à cette cabale contre sa personne. Nous profitons de l’occasion pour demander à Tahirou Sarr de ne pas se laisser ébranler par ces mensonges flagrants. »
«Il faut lui faire savoir que nous ne confierons jamais le destin du Sénégal à quelqu’un qui passe tout son temps à divulguer des secrets et à dire du mal sur d’autres frères musulmans ». Ainsi, nous combattons à notre manière», préviennent ces marabouts.


![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)









