
Après la série de manifestations notée hier, entre Dakar et certaines localités de l’intérieur du pays dont Ziguinchor et Louga, entre autres, la ville de Bignona, un des fiefs de l’opposant Ousmane Sonko, est entrée dans la danse, ce mardi matin, 9 février. La matinée y a été mouvementée. Le rassemblement à l’appel des soutiens du député et président du parti Pastef – Les Patriotes s’est transformée en guérilla urbaine, avec des pneus calcinés, la circulation bloquée et une intifada avec les forces de l’ordre.
Sur place, des commerces ont été fermés. Deux manifestants ont été d’ailleurs, arrêtés dont le responsable départemental du parti, Lamine Badji, actuellement à la Gendarmerie de Bignona, rapporte d’ailleurs Sud FM.
Une manifestation qui s’est faite en plusieurs actes. D’abord, les élèves ont été délogés par les militants de Pastef, paralysant le système scolaire.
Ensuite, les élèves renforçant le groupe de manifestants, délogent leurs autres camarades, brûlent des pneus sur la route, bloquant la circulation pendant quelques heures.
Dakar Matin


![Liban: les pénuries d’essence continuent et entraînent des files d’attente monstres Malgré les promesses du gouvernement, la fin progressive des subventions qui maintenaient le sans plomb et le diesel à un prix huit fois inférieur au marché n’a pour l’instant pas l’effet escompté. Les files d’attente devant les stations continuent, et beaucoup de pompes restent fermées ce mercredi 30 juin. PUBLICITÉ Avec notre correspondant à Beyrouth, Noé Pignède En plein centre-ville de Beyrouth, une file d’attente de plusieurs kilomètres s'est formée pour faire le plein. Les Libanais excédés désespèrent d’avoir de l’essence. « Les stations-services ont du pétrole mais elles l'ont gardé ces derniers jours parce qu'elles attendaient l'annonce officielle qui disait que le prix de l'essence allait augmenter progressivement chaque jour, explique Yara, qui se bat depuis trois heures pour ne pas perdre sa place dans la file d'attente. Ils ont augmenté aujourd'hui de 50%. Évidemment si je me mets à leur place et que je suis fourbe, je me dis : "Qu'est ce que je m'en fiche du peuple ? Pourquoi ne pas me faire 50% en 24h ? Je garde, qu'il crèvent, qu'ils n'aient pas d'essence, ils reviendront comme des petits chiens à attendre et mendier !"... Et ça ce n'est que le début ! » Ce n'est que le début, car dans trois mois, avec l’arrêt des subventions, un plein d’essence devrait coûter 600 000 livres libanaises, soit 80% du salaire minimum mensuel. Petite corruption En plus de l’augmentation des prix, les Libanais font toujours face à de grosses limitations du nombre de litres par voiture : tout est rationné. Mais pour cela, Yara, qui doit faire plusieurs centaines de kilomètres aujourd’hui pour son travail, a trouvé la parade. « Ce que je vais faire, et c'est horrible, je vais le supplier [le pompiste, NDR] de me remplir deux fois la limite en lui glissant quelque chose sous la manche, sous la table... Si vous croyez que je suis la seule... Je déteste ça dans ce pays, mais voilà ce que je suis devenue », déplore la jeune femme. Une petite corruption à laquelle se livrent désormais tous ceux qui en ont les moyens. Pour les autres, se déplacer va devenir un luxe, dans un pays quasiment dépourvu de transports publics.](https://actuvision.com/wp-content/uploads/2021/06/liban-100x70.jpg)









